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À l'aube d'une révolution logicielle, votre agent a besoin de son propre ordinateur

Les agents IA sont remarquablement capables, mais ils n'ont ni domicile, ni espace de travail persistant, ni ordinateur propre. AgentPuter change la donne.

@ AgentPuter Lab
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1. Introduction : Le logiciel est en train d’être redéfini

Au cours des quarante dernières années, le paradigme d’interaction fondamental des logiciels n’a jamais vraiment changé : Les humains opèrent les logiciels ; les logiciels exécutent des instructions.

Que ce soit l’interface graphique du Macintosh de 1984 ou le dernier produit SaaS de 2024, la logique sous-jacente est la même : les humains cliquent sur des boutons, remplissent des formulaires et font glisser des fichiers ; le logiciel exécute fidèlement ces actions. Le logiciel est l’outil. Les humains sont les opérateurs.

Mais en 2024-2025, les choses ont commencé à changer.

Le “Computer Use” de Claude d’Anthropic permet à une IA d’utiliser un ordinateur comme le ferait un humain. L’Operator d’OpenAI permet à une IA de naviguer sur le web et d’accomplir des tâches de manière autonome. D’innombrables startups construisent des agents IA, essayant de faire en sorte que l’IA fasse du vrai travail pour le compte des humains.

Un nouveau paradigme émerge : Les agents opèrent les logiciels ; les humains donnent des instructions.

Cela semble formidable. Mais lorsque nous essayons réellement de faire travailler des agents pour nous, un problème fondamental apparaît :

Où l’agent « vit-il » et « travaille-t-il » ?

Il n’a pas d’ordinateur à lui, pas de bureau, pas de système de fichiers. Chaque fois qu’une conversation se termine, il « disparaît ». La fois suivante, il repart de zéro.

Cet article explore la réponse à cette question : Votre agent a besoin de son propre ordinateur — un AgentPuter.


2. Signaux récents : La révolution a déjà commencé

Avant de discuter des solutions, regardons ce qui se passe déjà. Trois événements récents illustrent clairement le paysage de cette transformation.

2.1 Le « Krach Claude » : quand l’IA dévore les logiciels

Cette semaine même (février 2026), l’action de Thomson Reuters a chuté de 22 % dans ce que Wall Street appelle le « Krach Claude ».

Le déclencheur ? La sortie discrète par Anthropic d’un module juridique pour Claude. Le marché a réalisé que l’acquisition de CoCounsel par Thomson Reuters pour 650 millions de dollars — essentiellement un wrapper IA autour de leur base de données — était indéfendable face à un modèle de fondation capable de lire et d’analyser la jurisprudence directement.

Cela fait suite à l’effondrement de Robin AI, autrefois une coqueluche de la legal tech. Après avoir levé une Série B de 26 millions de dollars, elle n’a pas réussi à obtenir de financement de suivi et a été mise en vente en difficulté fin 2025. La leçon ? Les utilisateurs ne paieront pas pour des « fonctionnalités IA » saupoudrées sur des flux de travail existants alors qu’ils peuvent s’adresser directement à la source.

2.2 Claude envahit Excel

En octobre 2025, Anthropic a lancé Claude for Excel, déclarant la guerre à Microsoft Copilot.

Ce n’était pas un simple « assistant IA ». Les professionnels de la finance pouvaient parler directement à Claude dans la barre latérale d’Excel — analysant, modifiant et même construisant des classeurs entiers à partir de zéro. Posez une question en langage naturel, et Claude renvoie des réponses avec des références au niveau de la cellule. Une formule est cassée ? Claude la débogue. Vous voulez tester un scénario financier ? Décrivez-le, et Claude construit le modèle.

Plus important encore, Anthropic a simultanément connecté 7 fournisseurs de données de marché en temps réel — Aiera, Chronograph, Egnyte, et d’autres. Cela signifie que Claude n’opère pas seulement Excel ; il peut accéder directement aux données financières en direct.

Signal clé : L’IA ne se contente plus d’être une « assistante ». Elle veut s’intégrer au cœur du flux de travail de l’utilisateur et en devenir le moteur principal.

2.3 L’ascension d’OpenClaw : les assistants personnels locaux deviennent viraux

En contraste frappant avec les difficultés des éditeurs de logiciels traditionnels, un projet open-source a connu une croissance explosive.

OpenClaw (anciennement Clawdbot/Moltbot), une plateforme d’assistant IA privé fonctionnant localement, avait accumulé 174 000 étoiles sur GitHub et plus de 28 000 Forks début 2026 — gagnant plus de 145 000 étoiles avec 2 millions de visiteurs dès sa première semaine. CNBC l’a décrit comme « générant un buzz et une crainte à l’échelle mondiale ».

Qu’est-ce qu’OpenClaw ? En termes simples, il vous permet d’exécuter un assistant IA privé sur votre propre matériel — Mac mini, serveur Linux, Raspberry Pi, ou même un VPS. Vous lui envoyez des messages via Telegram, WhatsApp, Discord ou iMessage, et il exécute de vraies tâches — pas de la conversation, mais des actions concrètes.

Que peut-il faire ?

  • Gérer les finances : Catégoriser automatiquement les transactions avec hledger.
  • Suivre les tâches : Synchroniser les tickets Linear avec les listes de tâches personnelles.
  • Opérations serveur : Gérer les configurations NixOS via SSH.
  • Médias : Demander automatiquement des films sur Jellyseerr.

Les utilisateurs créent des Skills personnalisés — de simples fichiers Markdown — qui apprennent à l’agent à utiliser de nouveaux outils.

Signal clé : Les utilisateurs n’ont pas besoin d’un « meilleur logiciel ». Ils ont besoin d’un agent qui fait le travail à leur place. OpenClaw l’a prouvé — et c’est open source, fonctionnant sur le propre matériel de l’utilisateur.


3. Une brève histoire : Trois ères du logiciel

Pour comprendre ce que signifie AgentPuter, nous devons revisiter l’évolution du logiciel.

3.1 L’ère du logiciel local (années 1980-2000)

Logiciel installé localement. Données stockées localement.

Vous achetiez un CD, installiez Microsoft Office sur votre PC. Les documents vivaient sur votre disque dur — passez à un autre ordinateur et vous ne pouviez plus y accéder. Le logiciel était un « produit ». Vous payiez une fois, vous le possédiez.

Représentants : Microsoft Office, Adobe Photoshop, AutoCAD.

Caractéristique principale : Puissant mais isolé. Vos données étaient verrouillées sur une seule machine.

3.2 L’ère du Cloud SaaS (années 2000-2020)

Le logiciel fonctionnait dans le cloud. Le navigateur était la passerelle.

Aucune installation nécessaire — il suffisait d’ouvrir un navigateur. Les données résidaient sur des serveurs ; changez d’ordinateur et tout était toujours là. Le logiciel est devenu un « service ». Vous payiez mensuellement ; il était toujours disponible.

Représentants : Google Docs, Figma, Notion, Slack.

Caractéristique principale : Pratique mais dépendant du réseau. Vos données résidaient sur les serveurs de quelqu’un d’autre.

3.3 L’ère de l’IA-Native (années 2020-?)

Logiciel conçu pour l’IA. L’agent est l’utilisateur principal.

C’est l’ère dans laquelle nous entrons. Le logiciel n’est plus seulement un outil attendant une opération humaine — c’est une capacité que les agents peuvent invoquer directement. Les humains passent d’« opérateurs » à « commandants ».

Le produit phare de cette ère est… ?

C’est exactement la question à laquelle AgentPuter vise à répondre.


4. Le dilemme de l’agent : Capable, mais sans domicile

Les agents IA d’aujourd’hui sont remarquablement capables.

4.1 Que peuvent faire les agents ?

  • Comprendre les instructions en langage naturel : Dites-lui quoi faire en langage simple, et il comprend.
  • Décomposer des tâches complexes : Face à une tâche importante, il la divise en étapes plus petites et les exécute une par une.
  • Utiliser des outils pour accomplir le travail : Chercher sur le web, lire/écrire des fichiers, appeler des API, opérer des logiciels.
  • Prendre des décisions autonomes et s’autocorriger : Lorsqu’il rencontre un problème, il trouve un moyen de le contourner sans assistance.

En termes de capacité brute, un agent peut déjà fonctionner comme un employé junior. Mais voici le problème —

4.2 Que manque-t-il aux agents ?

Pas de « corps ». Les agents ne peuvent interagir avec les logiciels que par le biais d’API ou de captures d’écran. Ils n’ont ni souris, ni clavier, ni écran propre. Pour opérer un logiciel, soit le logiciel offre une API (la plupart ne le font pas), soit l’agent doit prendre une capture d’écran, l’analyser, décider où cliquer, exécuter le clic, prendre une autre capture d’écran… Une seule action prend des secondes. Et c’est fragile — le moindre changement d’interface utilisateur peut provoquer un clic erroné.

Pas de « domicile ». Chaque conversation repart de zéro. Les fichiers qu’il a organisés pour vous la dernière fois ? Disparus. Le rapport de recherche qu’il était en train de rédiger ? Perdu. Les agents n’ont pas d’environnement persistant — pas de « bureau », pas de « dossiers ».

Pas d’« établi ». Les logiciels existants sont conçus pour les humains — de belles interfaces utilisateur, des interactions complexes, un riche retour visuel. Mais les agents n’ont besoin de rien de tout cela. Ils ont besoin d’interfaces propres, d’un état stable et d’un comportement prévisible. Ce qui est « convivial » pour un humain et ce qui est « convivial » pour un agent sont deux choses très différentes.

4.3 Le statu quo inconfortable

Les solutions grand public actuelles ont toutes des limites évidentes :

Computer Use (capture d’écran + clic) : Laisser l’agent voir l’écran et cliquer sur la souris, comme un humain. Cela semble universel, mais c’est extrêmement inefficace — capturer une capture d’écran, l’analyser, décider où cliquer, exécuter le clic, capturer une autre capture d’écran pour voir le résultat… Une action simple prend plusieurs secondes. Et c’est sujet aux erreurs — tout léger changement d’interface utilisateur peut provoquer des erreurs.

MCP / Appels de fonction : Donner à l’agent une API à appeler. Efficace, mais limité en couverture — cela ne fonctionne que si le fournisseur du logiciel fournit une interface. La plupart ne le font pas, ou l’interface est trop contraignante.

Modèle de plugin : L’agent existe en tant que « plugin » à l’intérieur du logiciel. Mais alors l’agent est un « invité » et le logiciel est l’« hôte ». Ce que l’agent peut faire est entièrement à la merci du logiciel.

Le problème commun à toutes ces approches : L’agent vit toujours sous le toit de quelqu’un d’autre. Il n’a pas de territoire propre, pas de souveraineté.


5. AgentPuter : Un ordinateur dédié pour votre agent

Si l’agent a besoin d’un foyer, construisons-lui-en un.

5.1 Qu’est-ce qu’AgentPuter ?

AgentPuter est un environnement informatique conçu pour les agents.

Dans cet environnement, l’agent est un citoyen de première classe. Les logiciels, les fichiers et les interfaces sont tous conçus pour l’agent. Les humains sont des observateurs et des commandants — vous dites à l’agent quoi faire, vous le regardez travailler et vous intervenez si nécessaire.

Il ne s’agit pas de simuler des opérations humaines (comme le Computer Use). Il s’agit de supporter nativement les opérations de l’agent. L’agent n’a pas besoin de « regarder un écran » car il n’y a pas d’écran. Il n’a pas besoin de « cliquer sur une souris » car il appelle les interfaces directement.

5.2 Philosophie fondamentale

Logiciel traditionnelAgentPuter
UI conçue pour les humainsAPI conçue pour les agents + UI pour l’observation humaine
Les humains cliquent pour opérerLes agents appellent les interfaces directement
Fichiers stockés localement ou dans le cloudFichiers dans l’espace de travail dédié de l’agent
Conversations uniquesEspace de travail persistant pour l’agent

En une phrase : Le logiciel traditionnel est un outil pour les humains. AgentPuter est un ordinateur pour les agents.

5.3 Propositions de valeur fondamentales

AgentPuter est plus qu’une liste de fonctionnalités. Il joue cinq rôles clés dans la chaîne de valeur :

1. Privacy Proxy (Le pare-feu) C’est la valeur la plus importante d’AgentPuter pour les utilisateurs. Vous ne colleriez pas vos identifiants bancaires dans ChatGPT, mais vous pouvez faire confiance à un AgentPuter fonctionnant localement. Il agit comme un middleware entre l’utilisateur et les LLM — nettoyant les données, gérant les autorisations et garantissant que la propriété des données reste entre les mains de l’utilisateur.

2. Context Manager (La mémoire) Les LLM sont amnésiques ; AgentPuter a une mémoire à long terme. Il convertit vos flux de travail de longue durée, vos préférences personnelles et votre historique de fichiers en une mémoire structurée à long terme. Lors de l’interaction avec un LLM, il n’extrait que le contexte pertinent pour la tâche en cours — économisant des coûts de token élevés tout en améliorant la précision.

3. Unified Interface (L’adaptateur) Chaque capacité dans AgentPuter — du traitement de documents à l’e-mail — est encapsulée comme un Tool standardisé que les agents peuvent invoquer nativement. Il abstrait la complexité des API sous-jacentes, permettant aux agents d’appeler des capacités aussi naturellement qu’un humain utilise une souris.

4. Persistent Workspace (Le bureau) L’agent a son propre « bureau ». Les fichiers à moitié terminés, les matériaux de recherche collectés, les produits de travail intermédiaires — tout est sauvegardé. La session suivante reprend là où la précédente s’est arrêtée.

5. Accountability Black Box (La boîte noire) Les humains peuvent voir ce que fait l’agent à tout moment. AgentPuter enregistre chaque chaîne de décision et chaque opération. Lorsque l’agent effectue une action sensible (par exemple, supprimer un fichier, envoyer de l’argent), le système se met automatiquement en pause et demande une confirmation humaine (Human-in-the-loop).

5.4 Les leçons d’OpenClaw

L’explosion d’OpenClaw valide la thèse d’AgentPuter. Mais elle révèle aussi des lacunes — exactement là où AgentPuter peut faire mieux :

Ce qu’OpenClaw a accompliOù AgentPuter va plus loin
Fonctionne localement, préserve la confidentialitéÉgalement local-first, mais plus facile à déployer (aucune connaissance technique requise)
Skills personnalisés via des fichiers MarkdownMarketplace de Skills plus riche avec orchestration visuelle
Déclenché via des applications de messagerieMulti-entrées : messagerie, voix, application de bureau, raccourcis
Convivial pour les développeursAccessible aux utilisateurs non techniques
Agent uniqueCollaboration multi-agents

OpenClaw a prouvé que la demande existe. La mission d’AgentPuter est de rendre cette capacité accessible à tous.


6. Cas d’utilisation

AgentPuter n’est pas une abstraction. Voici à quoi cela ressemble en pratique.

6.1 Travail de bureau

Traditionnel : Vous ouvrez Word pour écrire un document, Excel pour faire une feuille de calcul, Outlook pour envoyer un e-mail. Chaque application nécessite votre intervention manuelle.

Approche Claude Excel : Vous utilisez un assistant IA à l’intérieur d’Excel pour analyser des données. Mais tout le reste ? Toujours manuel.

Approche AgentPuter : Vous dites à l’agent : « Compile les données de vente de la semaine dernière dans un rapport et envoie-le à mon manager. » L’agent récupère les données, effectue l’analyse, rédige le rapport, le met en forme et envoie l’e-mail. Vous n’avez qu’à examiner le résultat final.

La différence : Claude Excel, c’est « l’IA qui entre dans le logiciel ». AgentPuter, c’est « un logiciel conçu autour de l’agent ». Le premier est une amélioration ; le second est un changement de paradigme.

6.2 Recherche

Traditionnel : Ouvrir des dizaines d’onglets de navigateur, copier-coller dans une application de prise de notes, organiser et synthétiser manuellement.

Approche AgentPuter : Vous dites « Fais une recherche sur les tendances du marché des véhicules électriques en 2025. » L’agent cherche de manière autonome, lit des articles, extrait les points clés et produit un rapport. Il a son propre « carnet de recherche » — le processus et les résultats sont sauvegardés, prêts pour un suivi.

6.3 Développement

Traditionnel : Vous écrivez du code, exécutez des tests, corrigez des bugs, déployez. Chaque étape requiert votre attention.

Approche AgentPuter : L’agent a son propre environnement de développement et son propre dépôt de code. Vous décrivez les exigences ; il écrit le code, exécute les tests et corrige les bugs. Il vous demande quand il est bloqué, mais gère la plupart du travail de manière indépendante.

6.4 Travail créatif

Traditionnel : Glisser-déposer dans Figma, ajuster les calques dans Photoshop, pixel par pixel.

Approche AgentPuter : L’agent a sa propre « toile » et sa « bibliothèque d’actifs ». Vous décrivez le résultat souhaité ; il génère une première ébauche, itère et sauvegarde les versions. Vous agissez en tant que directeur créatif ; l’agent agit en tant que designer.


7. AgentPuter vs. les approches existantes

DimensionComputer UseMCP / PluginsClaude ExcelOpenClawAgentPuter
InteractionCapture d’écran + clicAppels d’APIChat en barre latéraleDéclenchement par messageInterface native pour agent
EfficacitéFaibleMoyenneMoyenne-élevéeÉlevéeÉlevée
PersistanceAucuneLimitéeLimitéeOui (local)Espace de travail complet
Visibilité humaineVisible mais difficile à comprendreNon visibleVisiblePartiellement visibleVisible et compréhensible
CouvertureThéoriquement universelleDépendante du fournisseurExcel uniquementExtensible via les SkillsConçue spécifiquement pour les agents
DéploiementCloudCloudCloudSur l’appareilLocal-first
Barrière à l’entréeFaibleMoyenneFaibleÉlevée (technique)Faible

Résumé :

  • Computer Use est la solution de repli universelle mais inefficace
  • MCP / Plugins dépendent de l’ouverture des fournisseurs, avec une couverture limitée
  • Claude Excel est une percée puissante mais ponctuelle, limitée à Excel
  • OpenClaw a la bonne direction, mais la barrière à l’entrée est trop élevée
  • AgentPuter combine la philosophie d’OpenClaw avec l’objectif d’accessibilité

8. Architecture technique

8.1 Architecture globale : le hub de la chaîne de valeur

L’architecture d’AgentPuter n’est pas seulement une conception en couches — c’est un middleware connectant l’intention humaine floue à une sortie numérique déterministe. Il abstrait les détails complexes des API et de l’environnement vers le bas, et présente des interfaces d’interaction simples et naturelles vers le haut.

Architecture d'AgentPuter

Couche d’entrée utilisateur : Prend en charge plusieurs façons de déclencher votre agent — applications de messagerie (Telegram, WhatsApp, iMessage), assistants vocaux, applications de bureau, raccourcis système et appels d’API directs.

Couche d’orchestration : Le « cerveau » d’AgentPuter. Après avoir reçu l’intention de l’utilisateur, il planifie la tâche, la décompose en étapes exécutables, distribue les modules de capacité et gère l’état global.

Couche d’exécution : Modules de capacité concrets incluant le traitement de documents, les feuilles de calcul, l’e-mail, l’accès web, l’exécution de code, la gestion de calendrier, les opérations sur les fichiers et les API tierces. Prend également en charge un marché de Skills.

Couche de persistance : La « mémoire » de l’agent — système de fichiers, base de données d’état et base de données vectorielle. Le tout chiffré et local-first.

8.2 Système de persistance de l’authentification

La clé pour résoudre le problème de la « ré-autorisation à chaque redémarrage ».

Système de persistance de l'authentification
  • Stockage sécurisé : Toutes les informations d’identification sont stockées de manière chiffrée, jamais en clair
  • Renouvellement automatique : Prend en charge le mécanisme de Refresh Token OAuth 2.0 ; les tokens sont rafraîchis automatiquement avant leur expiration
  • Vérifications de santé : Vérifie périodiquement l’état de l’authentification, notifie l’utilisateur des problèmes de manière proactive
  • Moindre privilège : Ne demande que les permissions requises pour la tâche

8.3 Moteur de compréhension de la structure des documents

Permet aux agents de vraiment « comprendre » les documents — pas seulement de les traiter comme du texte brut.

Moteur de compréhension de la structure des documents
  • Analyse structurelle : Reconnaît la hiérarchie des titres, les limites de paragraphes, les structures de listes
  • Compréhension des tableaux : Identifie les en-têtes, les lignes de données et les cellules fusionnées
  • Conscience du style : Comprend les styles sémantiques comme « Titre 1 », « Corps de texte » et « Citation »
  • Édition incrémentielle : Modifie les documents tout en préservant la mise en forme et la structure d’origine

8.4 Système d’annulation des opérations (Rollback)

Garantit que les opérations de l’agent sont réversibles — les utilisateurs peuvent toujours « annuler ».

Système d'annulation des opérations
  • Journal des opérations : Enregistre des informations détaillées pour chaque action
  • Instantanés d’état : Sauvegarde des instantanés complets de l’état à des points de contrôle clés
  • Annulation sélective : Peut revenir à n’importe quel état historique
  • Protection des actions irréversibles : Les actions comme l’envoi d’e-mails ou les appels d’API nécessitent une confirmation

8.5 Framework de collaboration multi-agents

Prend en charge la collaboration de plusieurs agents au sein du même espace de travail sur des tâches complexes.

Framework de collaboration multi-agents
  • Spécialisation des rôles : Différents agents gèrent différents types de tâches
  • Contexte partagé : Les résultats intermédiaires sont transmis via un espace de travail partagé
  • Communication par messages : Les agents se coordonnent via des files d’attente de messages
  • Résolution de conflits : Mécanismes de verrouillage et de fusion lorsque plusieurs agents modifient la même ressource

8.6 Déploiement : Local-First + Cloud optionnel

Architecture de déploiement

Local-first : Par défaut, AgentPuter s’exécute localement sur l’appareil de l’utilisateur. Les données ne quittent jamais le contrôle de l’utilisateur.

Cloud optionnel : Les utilisateurs peuvent activer un Cloud Pod pour un fonctionnement 24/7, une synchronisation entre appareils et le déport de calculs lourds.


9. Perspectives : La forme future du logiciel

Chacun aura sa propre équipe d’agents. Pas un seul agent — plusieurs. Certains excellent dans l’écriture, d’autres dans l’analyse de données, d’autres encore dans le design. Ils collaborent à l’intérieur de votre AgentPuter, gérant toutes sortes de tâches.

Le logiciel devient une « compétence » de l’agent. Office n’est plus une application que vous utilisez — c’est une capacité que votre agent possède. « Mon agent connaît Excel » — aussi naturel que « mon employé connaît Excel ».

Les humains passent d’opérateurs à commandants. Vous n’avez plus besoin de savoir comment écrire une RECHERCHEV dans Excel. Vous avez juste besoin de savoir quel résultat vous voulez.

Les utilisateurs n’ont pas besoin d’un « meilleur logiciel de bureautique ». Ils ont besoin d’un agent capable d’accomplir leur travail — et cet agent a besoin de son propre ordinateur.

Notre mission : Donner à chacun son propre AgentPuter, afin que les agents IA puissent vraiment travailler 24h/24 et 7j/7 pour vous.


10. Conclusion : D’opérateur à commandant

À l’aube de la révolution logicielle, la plus grande opportunité est de redéfinir l’interaction homme-machine.

À l’ère du PC, les humains étaient des opérateurs. Nous étions le CPU. Quand nous étions fatigués, le travail s’arrêtait. À l’ère de l’IA, les humains devraient être des commandants. Les agents sont la main-d’œuvre numérique. AgentPuter est l’usine qui tourne 24h/24 et 7j/7.

AgentPuter n’est pas seulement un nom de produit. C’est un nouveau modèle mental :

Humain (PDG) → AgentPuter (Usine numérique) → Produit du travail (Livraison)

L’effondrement des actions de la legal tech. L’invasion d’Excel par Claude. L’explosion d’OpenClaw. Ces trois événements nous le disent : la révolution a commencé. Votre agent mérite son propre ordinateur.


Références et lectures complémentaires